I have a DRUM

I HAVE A DRUM
Technique mixte

 » Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. » Martin Luther King

Ici, j’ai conçu une installation avec une flamboyante grosse caisse qui rend hommage au fameux « I have à dream » de Martin Luther King. L’histoire de la musique afro-américaine est étroitement liée à une terrible réalité : celle de l’esclavage. Pour les esclaves dépouillés de leurs biens, déracinés, la musique reste l’un des seuls ponts qui les relient encore à leurs origines. Née dans les chants de coton (work-song), la musique noire devient un véritable exutoire, un échappatoire à leurs conditions de vie très pénibles. Ces « chants de travail » s’appliquaient à toutes sortes de musiques vocales destinées à soutenir un travail dont elles épousaient le rythme. Ils sont la source profane du jazz… Ces chants permettaient aux esclaves de se rassembler en collectivités. Essentiellement chantés dans les champs de coton, sur les chantiers de voies ferrées ou dans les prisons, ces work songs se développaient « a capella » (sans instruments) dans un échange de questions et de réponses qui rythmait le travail. Avec les violons ou les banjos, à défaut avec leur corps pour faire des percussions, tapant sur leur cuisses avec les mains ou frappant le sol avec les pieds. Le work-song présente en général un caractère lancinant et répétitif, et utilise souvent le principe du « call and response pattern » (structure d’appel et de réponse) : un soliste lance une formule à laquelle répond la collectivité. Le rythme peut être marqué par l’outil de travail (pioche, hache, marteau, etc). Ceci m’a irrésistiblement rappelé les discours de Martin Luther King qui avec passion et courage harangue la foule pour se libérer de l’Amérique raciste. Mon œuvre se veut des lors caisse de résonance de la douleur du peuple noir…



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